“Lorsque les salariés m’appellent, je viens et je règle le problème". Voila en substance ce qu’a dit le président de la République dans sa présentation de candidature. Je trouve cela honteux. Non pas pour les “Lejaby” et les “photowatt”. Ceux-là auront eu la chance que les difficultés de leurs entreprises arrivent pendant la campagne électorale et que leurs activités soient dans un domaine où le Président puisse jouer de son autorité et de ses relations : “Monsieur Proglio, reprenez Photowatt, que vous le vouliez ou non !
Cher Bernard Arnault, rends moi un service, reprends Lejaby !”
Mais et les autres ? Qui se souvient, il y a quelques semaines à peine de la Comareg, le plus gros dépôt de bilan de l’année avec liquidation immédiate et près de 1700 licenciements. C’était pourtant Monsieur Hersant le propriétaire et... un ami de Nicolas Sarkozy. A croire que le téléphone présidentiel était alors tombé en panne ! Sauf à imaginer qu’il n’était pas souhaitable d’incommoder un magnat de la presse. Et tant pis pour les salariés pour qui le téléphone de l’Elysée sonne encore dans le vide.






